Cyclosport: St Martin d'Uriage

Stage à Saint Martin d’Uriage

du Jeudi 14/05 au Dimanche 17/05/2015

Le village de St Martin d’Uriage, en Isère, a été notre camp de base pour notre 6ème stage aux couleurs du SDHCyclisme.

Sur 11 participants, 8 coureurs ont sillonné le plateau matheysin, le massif de Belledonne et de  l’Oisans.

Le plus jeune, prudent,
a fait du spécifique.
Son ainé a monté 5 kilomètres
depuis Uriage vers Chamrousse.

 

Les 6 autres ont tutoyé la neige, le brouillard, le froid soit prêt de Chamrousse, soit au Col de la Morte.

Le premier jour consistait à prendre la mesure des braquets, sur les pentes de la côte de Laffrey notamment,

avec ses 6 kilomètres à 5 % de moyenne.

Le second jour fut un repos forcé car la pluie fut incessante par des températures basses.

Nous nous sommes rattrapés le troisième jour. La montée sur le plateau matheysin, via St Georges de

Commiers, nous a permis de profiter du panorama sur la vallée du Drac.

 

Après une descente sur Vizille,
Alain, Jean-Yves, Jean-Louis
et Sébastien retournèrent sur Uriage.


 

 

Alain et Sébastien sont montés sur
Chamrousse jusqu’à 1300 mètres
et Jean Yves a poursuivi jusqu’à
1650 mètres  d’altitude.   


Nicolas et Philippe ont continué  leur route jusqu’à Séchilienne et  atteint le col de la Morte, sur

l’Alpe du Grand Serre,avant de s’en retourner au camp de base.

Philippe..un peu de le brouillard, les pieds dans la neige...

Pour fêter cette copieuse journée, Katia nous a proposé les crêpes salées et sucrées « maison ». Cette

habitude devrait bientôt s’institutionnaliser pour les futurs stages.

Au quatrième jour, le soleil règne enfin en maître, sur  toutes les montagnes environnantes.

Point d’orgue de notre stage, la montée de l’Alpe d’Huez,

mythe toujours présent dans l’esprit des coureurs.

 

Jean-Yves, Alain, Nicolas, Jean-Louis, Philippe et Sébastien sont restés groupés le plus longtemps possible.

Jean-Louis, à regret, nous laissera après quelques kilomètres. Les 5 autres sont arrivés ensemble, comme

convenus au pied du monument cycliste.


Bourg d'Oisan, vu du virage n°9 sur l'Alpe d'Huez

Après mille et un efforts, tous les cinq se retrouvèrent au sommet, sur la ligne d’arrivée du Tour.

 

Au passage
une photo
d’une partie
des protagonistes :

 

A notre retour, Jean-Louis, notre chef coq pendant ce stage, nous a préparé de quoi calmer bien

des  faims biologiques et psychologiques.

De l’avis de chacun, ce stage a baigné dans une ambiance très conviviale.

 

Aussi, ne pouvait-on
se quitter sans un dernier pot
sur la place
de St Martin d’Uriage.

Ni de conclure que toutes ces journées furent agrémentées par le babil d’Elisa.

 

Complice

273 kilomètres après

C’est un rêve d’adulte : vouloir rouler sur les traces des professionnels.

Liège-Bastogne-Liège

273 kilomètres

Doyenne de 100 ans

17%, 20% et même 21%

7600 coureurs en 2015

Une dizaine de nationalités

12h00 d’alternance pluie et soleil

11h00 de bitume, de pavés, de courbes et de relance.

Un fatras de chiffre ; des mots pour s’en souvenir.

Les émotions vont s’ancrer au fil des kilomètres.

 

Le départ sous la pluie, un peu frisquet ; désespoir d’une journée qui s’annonce inondée.

Un premier ravito 50 kilomètres plus loin, avec du monde déjà, et le plaisir du sucré.

La première côte répertoriée, 83ème kilomètres, et le goût des pourcentages qui filtrent dans les mollets.

 

Les rencontres imprévues et conviviales dans un peloton international : belges, néerlandais, espagnols, allemands, anglais, italiens…

La brûlure des cuisses à cause de la succession des côtes aux cotations impressionnantes : 16, 17, 20 et 21%.

 

Le régal de l’esprit pourtant car on roule dans les ornières tracés par les plus grands !

 

Le retour timide du soleil. Et quelques gouttes par-ci, par-là.

La surprise de découvrir toutes ces côtes non chronométrées.

La fatigue qui mord et grignote l’énergie un peu plus à chaque fois

Quelques bouts moins vallonnés, où on tente de récupérer.

 

On a passé Stockeu. Vient la Redoute : des camping-cars comme au Tourmalet.

La sensation d’accomplir quelque chose d’inhabituel.

 

L’entrée dans les faubourgs de Liège : on longe l’écrasante usine sidérurgique, vestige de fer qui sommeille au bord de la Meuse. Les quartiers ouvriers, industrieux se succèdent. On visite, on musarde presque. Quand le dieu des mythes cyclistes nous rappelle à la réalité : côte de Saint Nicolas. La dernière répertoriée. Tant mieux parce qu’avec 17% d’annoncé le moral vacille, surtout après 258 bornes. C’est bien parce qu’on touche au but qu’on se fait violence. Un peu de patience, et ça passe tout de même.

 

On sillonne encore par les rues liégeoises, on s’approche du but et soudain, la montée dans Ans ! L’avenue à  5 ou 6%, non répertoriée, celle –ci. C’est pourtant là qu’ont du s’esquisser et se forger des victoires.

On geint, on se ressaisit, on mouline et on babine avec les voitures, avec les bus et autres vélos.

On bascule et on dévale vers le bonheur. C’est fait.

 

Pas encore, pas vraiment : le dernier faubourg,  la dernière rue, enfin la Meuse.

 

Cette fois on se le dit : on l’a fait !

L’arrivée est là : peut-on y croire ?

 

Chacun dans sa souffrance, dans son rêve accompli, franchit les derniers hectomètres le sourire aux lèvres, le mollet las et la jambe percluse  d’émotions.

Quand le cœur est tellement léger !

C’est le paradis des cyclistes qu’on atteint aujourd’hui.

 

Oui, Liège-Bastogne-Liège, on l’a fait !

 

Et ça laissera des « putains » de souvenirs.

 

Histoire belge

C'est par un joli temps printanier qu'Emmanuel, Philippe et Nicolas se sont rendus à Liège, le vendredi 24 Avril pour participer à la randonnée cycliste "Liège-Bastogne-Liège challenge", accompagnés de Sylvie (Mme Emmanuel).
Et c'est par un joli temps automnal qu'ils ont été accueillis samedi matin à 6h30 au départ de ladite épreuve...

Alors Liège-Bastogne-Liège challenge, c'est un parcours de 273 Kms au travers des Ardennes belges sur le circuit qu'empruntent les professionnels le lendemain, avec un dénivelé de 4651m. L'épreuve s'effectue sous le format "randonnée", ce qui signifie que le départ est libre (entre 6h30 et 7h30), qu'il n'y a pas de signaleurs à chaque carrefour (donc les règles de circulation doivent être rigoureusement respectées), que le parcours n'est pas chronométré (mais il y a tout de même une heure limite à ne pas dépasser)....et ce format change tout, par rapport à nos cyclosportives françaises habituelles, puisqu'on ne se bouscule pas au départ, on ne voit personne passer sur les trottoirs pour essayer d'être le plus devant possible pour prendre un groupe plus rapide, qu'on s'arrête plus aisément aux nombreux ravitaillements (tous les 40 à 50 Kms)...et oui, il y a un challenge, mais ce challenge ne s'opère que sur 5 montées chronométrées, et là on voit quelques fusées attaquer ces bosses de façon rythmées (enfin les premières, parce que sur les dernières, on n'en voit plus trop)...Bref, l'ambiance y est sympathique et détendue.

Coté coureurs, on croise un nombre important d'anglais, de hollandais et de belges forcément...On rencontrera également quelques italiens, suisses et espagnols et quelques compatriotes bien sûr: des franciliens de Meudon, des tourangeots du CRAC ou de Joué les Tours), des Normands de Caen, un Toulousain (qui n'apprécie pas trop la pluie pour le coup)...bref, on vient de toute l'Europe du cyclisme.
Le parcours, lui s'étend entre Liège et Bastogne et le book, indique 9 difficultés majeures, la première (la cote de la Roche-en-Ardenne) à 85 Kms du départ...ouf on va pouvoir rentrer tranquillement dans le bain se dit-on le vendredi. Une fois à Bastogne, on fait demi-tour et là, les bosses répertoriées s'enchaînent plus ou moins rapidement. Les côtes ne sont généralement pas longues (moins de 4 Kms pour la plus longue) mais elles présentent des pourcentages assez forts (8 à 11%) avec des passages allant jusqu'à 21 % (et ça, ça calme).

On part donc tous les trois vers 6h35, un peu dépité de l'averse qui nous accueille. Le parcours débute par 8 Kms dans Liège, mais pour sortir de la ville, petite surprise...Ca monte...et ce n'est pas répertorié sur le book, pourtant, ça dure 4 à 5 Kms...pas grave, on fait avec....mais en fait, en guise de 85 Kms tranquilles, on va avoir une succession de côtes plus ou moins difficiles (mais dont chacune présente un dénivelé plus important que nos sorties dominicales habituelles), seulement entrecoupées de longues montagnes russes sur terrain découvert et avec vent plutôt défavorable...tout ce qu'il faut pour user les organismes. Bref, Km 85, c'est la côte de la roche en Ardenne qui se présente: 2900 m à 5,6% de moyenne mais un passage à 10%...joli encas... On se donne rendez-vous en haut.
Il est environ 11h15 lorsqu'on arrive à Bastogne (112 Kms du départ) et qu'on reprend la route vers Liège. Bonne nouvelle le soleil fait une timide apparition et nous sèche...mauvaise nouvelle, on se prends un orage en sortie de Bastogne...sympa la région. 18 Kms plus loin, c'est la cote de Saint-Roch et ses 1150m à 11% de moyenne avec un passage à 20% pour démarrer...ouf, il va falloir digérer avant d'enchaîner la côte de Wanne (km172; 2200m à 7,5%; 13% max), la côte de Stockeu (km180: 2300m à 9,9% et 21% max) et la côte de Haute-Levée (km183; 3500m à 5,6% et 12% max). Philippe s'échappe, on ne le reverra plus avant l'arrivée. Nicolas et Manu restent prudents dans les montées. On a ensuite 30 Kms pour se refaire la cerise avant d'attaquer la côte de la Redoute (km126; 1650m à 9,7%; 20% max). La fatigue commence à se faire sentir sérieusement et le moral semble même parfois être atteint, d'autant plus qu'on sait que se profile la côte de la Roche-aux-Faucons (Km243; 1500m à 9,9% et 16% max), puis la côte de Saint-Nicolas (Km257; 1400m à 7,6%; 13% max), dans les faubourgs de la ville de Liège. Arrivé en haut, on se congratule et les sourires sont bien présents sur les visages éprouvés des participants. Il reste une quinzaine de Km et on se presse pour en finir, satisfaits d'en avoir terminé avec les bosses....jusqu'à notre entrée dans Ans ou est jugée l'arrivée des coureurs professionnels (qui auront donc fait 15 Km de moins que nous) sur une petite côte non répertoriée de 2Kms environ à 7-8 %....effacement général des sourires sur le visage des participants....Heureusement, il n'y aura plus de petite côte en bonus sur les 8kms restants et nous serons de retour à la Halle des foires de Liège à 18h50.

Alors, bon d'accord, on a mis un peu plus de 12h, d'accord c'est quasiment 2 fois plus que les pros et re-d'accord, plusieurs féminines nous ont largués sur le parcours....mais nous, on l'a fait, et à 142 ans à nous trois, c'est pas mal quand même, non ? Maintenant, à qui le tour ?
De notre coté, l'année prochaine, ce sera Paris-Roubaix (y a-t-il des volontaires dans l'assistance), Milan-San Remo et ses 300 kms ou bien encore le tour de l'Ain (et ses 4 étapes dans le massif du Jura), Bordeaux-Paris (600 Kms), Paris-Brest-Paris (1200 Kms) ?...Bref, on remettra ça a coup sur, parce qu'on doit être un peu fou de vélo pour faire des trucs pareils.

Cyclosports-Préparation Liège-Bastogne-Liège

Dans le cadre de sa préparation à la cyclosportive Liège-Bastogne-Liège, Emmanuel avait décidé d'effectuer une sortie de 270 Kms (distance de la cyclosportive). Pour cela, il avait proposé aux cyclos du club de l'accompagner sur l'une des trois boucles prévues au programme. C'est ainsi que deux Sébastien et Alain l'ont accompagné sur le premier tour, Alexandre sur le second et le troisième, sur lequel ils auront également été rejoints par Jean-Yves.

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La preuve Cool:

Bravo à Emmanuel pour ce long périple. N'oublions pas Alexandre également qui l'a accompagné sur 190 Kms et qui était de nouveau sur le vélo dimanche matin!!!